Les nouvelles centrales numériques s’enchaînent, et le smartphone devient roi.

Changement du marché

Le modélisme ferroviaire est toujours un peu à la traîne technologiquement. Même en Europe, les fabricants sortent des produits qui ont souvent 2 à 4 ans de retard technologique sur nos produits de tous les jours comme les smartphones. Le retard est sensiblement plus marqué au Japon et en Amérique du Nord, où les modélistes aiment souvent les pupitres de commande « façon conducteur » avec des leviers bien kitschs. Ce n’est en aucun cas une critique, c’est une tendance intéressante.

Mais toujours sur le vieux continent, les chosent évoluent. Il y a quelques années, l’ECOS II d’ESU et la Märklin CS2 offraient enfin des écrans tactiles couleur. L’ECOSS II 50210 est désormais plus puissante. La Märklin CS3 (60226) a reçu des améliorations aussi et a une grande soeur, la CS3 plus (60216). Il y a  un excellent article sur ces deux centrales Märklin en anglais sur Railway.zone.

J’avais aussi commenté la connectivité de mon ECOS II ici.

L’ESU Ecos II configurée avec toutes les fonctions sonores de la loco (à droite) et la lumière pour les wagons (à gauche).

Un futur sans écran?

Malgré ces évolutions, de plus en plus de modélistes n’ont peut être plus besoin d’écran sur leur centrale. J’ai personnellement connecté mon ECOS II à un ordinateur et utilise très peu son écran depuis. D’autres préfères les smartphones ou encore des boîtiers de commande avec ou sans fils.

Inclure un écran tactile de qualité coûte très cher aux fabricants de trains, avec de faibles volumes. Après tout, une tablette ou un smartphone fera toujours mieux.

Les fabricants ont donc deux paramètres:

  • Les écrans de dernière génération sont inabordables
  • Les clients ont déjà des écrans! Leurs smartphones et tablettes.

Cela nous amène vers une évolution intéressante du marché des centrales.

La nouvelle génération

Les centrales connectées ne sont pas nouvelles. L’ECOS II ou la CS2 peuvent être connectées à un ordinateur ou d’autres boitiers de commande. D’autres appareils plus anciens comme l’Intellibox de Uhlenrbock ont également de nombreux ports pour ordinateur ou autre.

Ce qui est nouveau par contre, c’est la multiplication des centrales sans aucun écran sur la centrale elle-même. Uhlenbrock avait l’IB-Com depuis longtemps, mais elle était destinée aux utilisateurs avancés utilisant un PC pour commander leur réseau en automatisme.

Le premier « grand » fabricant a sauter le pas a été Roco/Fleischman, avec les centrales z21/Z21. Complètement connectées, elles nécessitent un smartphone ou une tablette..

Viessmann vient d’enchaîner avec le Commander II mentionné dans mon article sur les nouveautés 2017. Même principe, sauf que la centrale a des boutons et sert de « socle » pour une tablette existante.

Les nouveaux arrivants

Parce que les écrans sont chers, ne pas en inclure permet aux petits fabricants de proposer des centrales modernes et complètes. Elle sont peut être moins design, mais elles offrent des fonctions similaires.

Une des centrales que j’ai remarqué est la Digikeijs Digicentral DR5000. Cette centrale numérique a tous les ports qu’un modéliste chevronné peut vouloir (S88, Loconet, X-Bus, RS-Bus…) et un port Ethernet  (comme la ECOS II ou la CS2). Ce qui fait la différence, c’est le Wifi intégré, qui marque le côté connecté de la centrale. Un récepteur infrarouge permet de connecter des manettes de commande d’Uhlenbrock ou Piko.
Je ne l’ai pas testée, mais elle a l’air de faire tout ce que font les grandes. D’autant qu’elle coûte beaucoup moins cher.

DR5000 Digikeijs Digicentral Copyright: Digikeijs (Pays Bas)

DR5000 Digikeijs Digicentral Copyright: Digikeijs (Pays Bas)

Je n’ai pas été sponsorisé du tout par Digikeijs, mais j’aime mentionner les petits fabricants d’électronique qui innovent. Leur site montre la central numérique DR5000 et beaucoup de modules digitaux sur http://digikeijs.com/ . J’espère pouvoir tester un de leur modules Loconet bientôt.

Conclusion

Je pense que la tendance « amener votre propre écran » va se confirmer. Le contrôle des réseaux par ordinateurs était auparavant réservé aux geeks qui automatisaient leurs réseaux. Désormais avec les smartphones et les tablettes, et le wifi, il y a beaucoup plus de moyens de contrôler ses trains en mode manuel sans besoin de toucher la centrale.